
Visa nomade digital : les pays les plus souples pour télétravailler
21 octobre 2026
Travailler en voyage : working holiday ou visa nomade, lequel choisir ?
Deux formules pour travailler à l’étranger, et comment choisir la vôtre

Trois repères à retenir
Deux formules, deux logiques
Le PVT sert à financer un voyage : il permet de séjourner en général un an dans un pays partenaire et d’y occuper des emplois sur place. Il est réservé aux jeunes adultes, avec une limite d’âge fixée par chaque accord.
Le visa nomade sert à télétravailler depuis l’étranger : on garde un employeur ou des clients établis hors du pays d’accueil, et on doit justifier d’un revenu régulier. Travailler pour un employeur local est exclu au Brésil et en Colombie, d’après leurs pages officielles.
Le comparatif
| Critère | Working holiday (PVT) | Visa nomade digital |
|---|---|---|
| Âge | 18 à 30 ans, jusqu’à 35 ans pour l’Argentine, l’Australie et le Canada | Aucun âge maximum dans les pages officielles que nous avons consultées |
| Travail | Emplois sur place pour financer le séjour, avec des limites de durée chez un même employeur | Télétravail pour un employeur ou des clients établis à l’étranger ; le travail pour un employeur local est exclu au Brésil et en Colombie, et l’Indonésie interdit de vendre des biens ou des services sur place |
| Argent à justifier | Des fonds de départ fixés par chaque pays, par exemple 4 200 NZD en Nouvelle-Zélande ou 4 950 € pour le Japon (ambassade à Paris) | Un revenu régulier : de 3 salaires minimums mensuels (Colombie, Équateur) à 10 millions de yens par an (Japon) |
| Durée | Un an en général, 24 mois pour le Canada | De 6 mois (Japon) à 2 ans (Colombie, Équateur) ; 5 ans pour le DTV thaïlandais, avec 180 jours par séjour |
| Accès | 15 pays ont un accord avec la France, en général une seule fois par pays | Selon les pays : chacun fixe ses propres règles |
Quelle formule selon votre situation
- Vous avez moins de 30 ans (35 ans pour l’Argentine, l’Australie ou le Canada) et vous voulez travailler sur place : le PVT est fait pour vous.
- Vous gardez votre emploi ou vos clients en France : regardez du côté des visas nomades, qui exigent un revenu de source étrangère.
- Vous avez dépassé la limite d’âge du PVT : le visa nomade reste possible, à condition d’atteindre le revenu exigé.
- Vous restez en Europe : un citoyen de l’UE peut séjourner jusqu’à 3 mois dans un autre pays de l’Union sans s’enregistrer comme résident, puis il peut devoir enregistrer sa résidence selon le pays.
Les pièges à éviter
- Confondre séjour sans visa et visa de travail. Au Mexique, par exemple, le séjour touristique sans visa de 180 jours n’autorise aucune activité rémunérée.
- Se fier aux montants des comparatifs en ligne. Les chiffres varient d’un site à l’autre et changent chaque année : seule la page officielle du pays fait foi.
- Acheter son billet trop tôt. L’Australie, par exemple, demande de ne pas réserver de vol avant l’obtention du visa.
Le conseil de l’équipe
Commencez par votre situation, pas par la destination : votre âge et la nature de votre travail décident presque tout. Consultez ensuite nos deux synthèses, les pays vacances-travail accessibles aux Français et les visas nomades les plus souples, puis vérifiez les conditions sur le site officiel du pays choisi. Pour les questions d’impôts et de protection sociale, faites-vous conseiller par un professionnel.
Questions fréquentes
Le PVT permet de voyager en travaillant sur place pour financer son séjour. Le visa nomade permet de vivre dans un pays en continuant à travailler à distance pour un employeur ou des clients établis à l’étranger.
Jusqu’à 30 ans dans la plupart des pays, et jusqu’à 35 ans pour l’Argentine, l’Australie et le Canada.
Oui. Dans notre sélection, il va de 3 salaires minimums mensuels (Colombie, Équateur) à 10 millions de yens par an (Japon).
Non au Brésil et en Colombie, d’après leurs pages officielles : le travail doit être exercé pour un employeur ou des clients établis à l’étranger. L’Indonésie interdit de vendre des biens ou des services sur place.
Non pour séjourner : un citoyen de l’UE peut rester jusqu’à 3 mois dans un autre pays de l’Union sans s’enregistrer comme résident.
Sources : Euroguidance France, programme vacances-travail · CLEISS, accords vacances-travail · Your Europe, droits de séjour dans un autre pays de l’UE · Immigration New Zealand, France Working Holiday Visa · Ambassade du Japon en France, visa vacances-travail · Cancillería de Colombie, types de visa · Gouvernement d’Équateur, visa nomade · Consulat du Brésil à Bruxelles, visa nomade digital · Ministère japonais des Affaires étrangères, visa digital nomad · Immigration indonésienne, visa E33G · France Diplomatie, Mexique : entrée et séjour (mise à jour du 15 septembre 2026)






